BIENTÔT ADIEU AUX SULFITES ?

Le vin sans soufre on en parle, on en parle, et puis un jour arrive où c’est devenu une réalité : le laboratoire Oenoteam vient d’embouteiller le premier vin sans soufre au Château Grand-Launay en côtes de Bourg, dont le directeur veut inscrire « vin sans sulfites » sur son étiquette.

Baudere, St Emilion Embouteillage, S2E - Cosyns, Ch Gd Launay - Duclos, OenoTeam - Pourtaud et Rigail, Ymelia - Libre de droitPierre-Henri Cosyns (2ème gauche), gérant du château Grand-Launay en côtes de Bourg, déjà connu pour son bio (sans pesticides, insecticides ou autres intrants chimiques), est de ces vignerons qui vont faire école. Adepte de la bioprotection prônée par le laboratoire Œnoteam de Libourne, il a fait embou- teiller 24 000 bouteilles de son 2014 sans ajouter de sulfites qui empêchent le jus de raisin de tourner au vinaigre. Depuis toujours utilisé pour ses propriétés antiseptiques et antioxy- dantes qui, de la vendange à la mise en bouteille, protègent le raisin, le moût puis le vin des bactéries et de l’oxygène, le soufre est aujourd’hui montré du doigt comme substance allergène.

PAS À PAS SUR LES GRAVES (10) : BIG HUGS À FIEUZAL

Dernier d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain.

FIEUZAL10. BIG HUGS AU CHÂTEAU DE FIEUZAL
Inspiré par Philippe Sollers *

Le soir approche, je marche seul pas à pas sur les graves et sur le sable aussi, le long des piquets de vignes où poussent les rosiers-sentinelles, entre les châteaux de France et de Fieuzal presque contigus.

Il fait frais, est-ce bon pour les cabernets-sauvignons à cueillir, cette nuit ne vont-ils pas se rabougrir dans leur peau ? Mais non mais non, les graves vont leur redistribuer la chaleur qu’ils ont emmagasinée dans la journée.

PAS À PAS SUR LES GRAVES (9) : HAUT-BRION OUI ET NON

Neuvième d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain.

9. CHÂTEAU HAUT-BRION : OUI et NON
Inspiré par Bernard Pivot (Dictionnaire amoureux du vin).

NON à Robert Parker ! s’était insurgé Jean-Bernard Delmas, directeur de l’exploitation de 1961 à 2003, fils de Georges Delmas (directeur du domaine de 1920 à 1961) et père de Jean-Philippe (son successeur depuis 2003), contre l’affirmation du dégustateur culte selon lequel « de 1966 à 1974, [les Haut-Brion étaient] plus légers, accessibles, moins étoffés, manquant quelque peu de complexité, [et] n’avaient pas la richesse et la profondeur que l’on peut espérer d’un premier cru. »

Haut-BrionPhoto La Revue du Vin de France
PAS À PAS SUR LES GRAVES (8) : CHÂTEAU LA LOUVIÈRE

Huitième d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain.

A. Lurton 18. Château La Louvière.
Inspiré par l’Amateur de Bordeaux, rédacteur en chef Jean-Paul Kauffmann (avant son enlèvement au Liban en 1985).

Quand André Lurton (à gauche) achète La Louvière en 1965, l’ensemble du domaine est loin d’être dans l’état de splendeur où il se trouve aujourd’hui, la cour d’honneur est envahie de ronces, les grilles rouillées sont renversées, les bâtiments en très mauvais état et les pauvres vignes « peinaient à atteindre les fils de fer distendus d’en haut » * se souvient-il.

Les chais sont inondés, les vieilles cuves de bois exténuées, tout est à faire, il faut replanter le vignoble, cimenter les sols et construire des rangées de nouvelles cuves, s’équiper de matériels…

PAS À PAS SUR LES GRAVES (7) : À SMITH-HAUT-LAFITTE

Septième d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain (sauf celui-ci).

Dégustation des Pessac-Léognan et crus classés de Graves à SMITH-HAUT-LAFITTE

En comparaison avec le Médoc ou la Bourgogne, on trouve peu de grands ouvrages ou de grands textes sur les vins de Graves, peu d’histoires sur l’Histoire des origines de Bordeaux, pas assez de thuriféraires ou d’avocats, de flux d’information, de buzz, d’images. Alors, le monde va-t-il comprendre enfin que Bordeaux produit des vins blancs, de grands vins blancs, de très grands vins blancs ? Voilà la question que je me pose le mercredi 24 septembre 2014 en arrivant à une dégustation des Graves et Pessac-Léognan 2013 et 2012 au château Smith-Haut-Laffite (à gauche, un jour de réception).

PARKER : LE VIN BOISSON CULTURELLE, LA FRANCE L’A OUBLIÉ

D’après Isabelle Bunisset — LE FIGARO — 05/03/2015

Avant le début des primeurs d’avril à Bordeaux, trois experts internationaux, le critique américain Robert Parker, son compatriote Jeffrey Davies et le consultant français Michel Rolland, évoquent l’évolution du goût et de la qualité du vin dans le monde.

Le Figaro a demandé à trois experts internationalement reconnus de donner leurs avis sur l’avenir de la production vinicole. Rendez-vous a été pris dans la winery Alpha Omega, dans la Napa Valley en Californie, avec Robert Parker, l’un des critiques les plus influents au monde depuis trente ans (exceptionnellement absent des prochaines dégustations de primeurs à Bordeaux). Pour lui donner la réplique, Michel Rolland, oenologue-conseil d’une centaine de vignobles en France et à l’étranger, et Jeffrey Davies, négociant à Bordeaux.

Le FIGARO. – Le vin, aux États-Unis comme en France, mériterait-il des politiques plus adaptées ?
Bob ParkerROBERT PARKER (ci-contre) -- Aux USA, chaque État possède sa propre législation, ce qui complique la commercialisation. Nous restons néanmoins plus flexibles sur les appellations : nous plantons ce que nous voulons, où nous voulons.
MICHEL ROLLAND -- La France, berceau de la production mondiale et référence de qualité, a voté les lois Évin, scélérates et stupides. Voilà la grande différence avec les USA, qui considèrent le vin comme un produit culturel.
ROBERT PARKERLe vin est une boisson culturelle, une boisson de modération. La France, je pense, l’a oublié.

THE WORLD’S NEXT BIG WINE REGIONS: 8 HOT SPOTS

by ELIN McCOY / Bloomberg Business / February 23, 2015

Elin McCoyI’ve always been a wine-discovery junkie, constantly on the hunt for new grapes, new vintages, new winemakers, and especially new places where vines may never have been planted before. Thanks to ambitious vintners, rising demand from drinkers, a taste shift to lighter wine styles, and yes, even climate change, the number of global hot spots for wine is ever expanding. If you’re still rattling off the names of the old, long-famous regions, you’re way behind the times. In these eight spots, good wine is on its way to becoming great wine, with a few stars leading the way.

 
1.  TOKAJ, HUNGARY
HungaryAs Eastern Europe’s class act for wine, the historic Tokaj region is getting a €330 million ($374 million) investment over the next five years to upgrade its vineyards and bolster its reputation. (Under communism, quantity was prized over quality.) Its 5,500 hectares of vineyards, at an 800-foot elevation on volcanic slopes, are devoted primarily to three native white grapes. They include hard-to-pronounce Hárslevelü and flagship furmint, which is the key varietal in the luscious sweet wines associated with the region. The latest craze, though, is a newly available dry version of furmint, Hungary’s alternative to chardonnay and riesling.

Try This Now: 2011 Istvan Szepsy Betsek Furmint ($75). Smoky, citrusy, rich, and complex, it reminds me of a great Alsace riesling.

NAJAT AIME-T-ELLE LE VIN ?

D’après Vitisphèredu 27.03.15

Education à la consommation de vin :  Vin et Société remet le « Petit Quotidien » à la ministre de l’Éducation Nationale.

NajatInvitée sur le pavillon vin de la filière viticole au salon de l’agri- culture le 25 février, la ministre de l’Education Nationale s’est vu remettre « Le Petit Quotidien » sur la vigne et le vin, journal réalisé par Vin et Société et distribué à 14 500 exemplaires dans les écoles.
La ministre l’a trouvé « bien fait ».

En lui remettant le document, Vin et Société a cherché à sensibiliser la ministre à l’une de ses demandes : mettre en place des actions « co-construites » avec les pouvoirs publics sur l’éducation à la culture de la vigne, la production du vin et à la consommation responsable.

Remarquant que Najat Vallaud-Belkacem s’était rendue sur le salon pour annoncer la mise en place d’actions en faveur de l’éducation à l’alimentation dès le prochaine rentrée scolaire, Audrey Bourolleau, directrice de Vin et Société, a souligné : « notre partenariat est en adéquation avec le projet ministériel. »

PAS À PAS SUR LES GRAVES (6) : LES CARMES INTRAMUROS

Sixième d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain.

6. CHÂTEAU LES CARMES HAUT-BRION INTRAMUROS.
Inspiré par Paul Morand (Monsieur Zéro)

Les Carmes Haut-Brion est une anomalie. C’est le seul château de Bordeaux situé dans Bordeaux (ci-dessous
à g
), un petit vignoble en ville, clos de murs et bien au chaud au milieu de pavillons derrière l’hôpital (à droite).
chateau Les Carmes Haut-Brion 2Les Carmes in Pessac 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Connaissez-vous M. Patrice Pichet ? Il a payé le record de 18 millions d’euros pour les 4,6 hectares des Carmes, achetés à la barbe du château Haut-Brion lui même : le prince Robert de Luxembourg, dirigeant du Domaine Clarence Dillon qui en est propriétaire depuis 1935, aurait bien voulu ajouter Les Carmes à la liste de ses Haut-Brion — La Chapelle, La Tour, Laville et La Mission –, mais il n’a pas voulu ou pas pu aligner une somme aussi élevée.

LANGUEDOC : 2ème ANNÉE AU BEAU FIXE ?

DANIEL J. BERGER

Présenté par le bureau du CIVL (Conseil Interprofessionnel des Vins du Languedoc) *, le bulletin de santé du vignoble est au beau fixe en 2014, comme il l’était l’année précédente : export en hausse, politique modérée d’augmentation des prix, qualité des vins en progression régulière, expansion du rosé, bio et développement durable, simplification des appellations… Allons voir de plus près.

EXPORTATIONS : EN HAUSSE
La part des vins du Languedoc dans le total des exportations de vin français a donc augmenté sensiblement, à l’inverse des autres régions, hors Champagne, qui sont en retrait de 7% en AOP et de 11% en IGP par rapport à 2013.
 Exportations LR
L’export a pris 5,7% en volume
sur 2013, avec 3,6 millions d’hectolitres, et 8,3% en valeur, à 813 millions d’euros, portant à la fois sur les AOP (Appellation d’Origine Protégée, ex-AOC, toujours utilisée), et les IGP (Indication Géographique Protégée, ex-vin de pays) dont la part est la plus importante — 3 Mhl et 600 M€ soit une augmentation de 6% –, contre 600 000 hl et 196 M€ pour les AOP, qui progressent de plus de 10% après valorisation de l’hectolitre, à 327 € contre 311 en 2013.

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