UNE DÉGUSTATION EN SLOVÉNIE

DANIEL J. BERGER

Le vignoble slovène, l’un des plus prospères d’Europe centrale, produit environ 800 000 hectolitres, l’équivalent de la Provence. Il se répartit sur 17 300 hectares en trois régions viticoles, Podravje, Primoska et Posavje, qui produisent une soixantaine de types de vins sur une très grande variété de terroirs.

carte_vignoble_slovenePODRAJVE, vallée de la Drave (nord est, 7 000 ha) qui produit surtout des blancs, demi-secs ou doux. L’encépagement en blanc se compose en majorité de welschriesling, très répandu en Europe centrale, de chardonnay, sauvignon, Šipon (le furmint de Hongrie, cépage du Tokaj) et de malvazija (malvoisie d’Istrie); et en rouge, de refošk (le refosco italien), de Šametovka, et de plusieurs autres cépages autochtones.
PRIMOSKA, littoral adriatique (sud ouest, 3 000 ha), caractérisé par un climat méditerranéen aux étés chauds. Mais à l’automne et au printemps souffle le burja, un vent sec et glacé. Les rouges (cabernet sauvignon, merlot, pinot noir, et surtout refošk) y représentent 50% de l’encépagement rouge.
POSAJVE, vallée de la Save (est, 7 300 ha), au climat continental, qui produit en majorité des vins de table, dans laquelle se situe le vignoble COLNAR, à Otocec, où va se dérouler de notre dégustation…

Carte d’après Wikipedia
LAYON : NOUVELLE GÉNÉRATION AU DOMAINE OGEREAU

COMMUNIQUÉ

Logo_Domaine_OgereauLe Domaine Ogereau annonce l’arrivée d’Emmanuel Ogereau comme associé du domaine familial à Saint-Lambert-du-Lattay en Anjou, conduit jusqu’alors par ses parents, Vincent et Catherine Ogereau.
Ils veulent ensemble produire de grands chenins d’expression terroir, liquoreux comme secs.

Emmanuel Ogereau représente la 5ème génération du domaine familial.

 
Après différentes expériences dans le sud ouest, en Côtes du Rhône, en Oregon et en Nouvelle-Zélande, Emmanuel Ogereau, 25 ans, ingénieur viticulture-œnologie de l’ESA d’Angers et Master Commerce International Vins et Spiritueux de l’ESC Dijon, s’associe avec ses parents, partageant à eux trois la même ambition : produire de grands chenins en liquoreux comme en sec et progresser dans la recherche d’une viticulture à l’écoute de la nature et de la personnalité des terroirs de leur domaine.

« Pour nous c’est une exaltante période qui débute, d’échange et de transmission du savoir faire. Et c’est aussi l’occasion de mener divers projets après sélection de très beaux terroirs en cours de plantation dans les secteurs de Pierre Bise àBeaulieu-sur-Layon et d’Ardenay àChaudefonds-sur-Layon, » ont-ils déclaré.

Le Domaine Ogereau va cultiver un vignoble de Coteaux du Layon 1er cru Chaume, et de Quarts de Chaume Grand Cru.

À partir du millésime 2015, le Domaine Ogereau va cultiver 43 ares de Coteaux du Layon premier cru Chaume, et 87 ares de Quarts de Chaume Grand Cru. L’intégration de ces grands terroirs doit permettre d’explorer de nouvelles facettes de l’expression du chenin blanc.

DOMAINE OGEREAU EARL – Vincent et Emmanuel OGEREAU,  44 rue de la Belle Angevine – 49750 SAINT-LAMBERT-DU-LATTAY – France – Tél : 02 4178 3053 – Fax : 02 4178 4355 – Courriel : contact@domaineogereau.com

MUSIC ENHANCES THE PLEASURE OF DRINKING WINE

From MEININGER’S / April 5, 2015

Musica_ViniEnjoyment Of Food And Wine Can Be Greatly Enhanced By Specific Music, Scientist Claims

An Oxford academic, behavioral psychologist professor Charles Spence, is claiming that the music we listen to when we eat specific foods can directly be connected to how much we enjoy that meal.

While Spence is not alone in his assertion that the smell, taste, and surroundings in which one eats is vital to the experience, he also believes that the music one hears can have a great impact on their enjoyment of that food.  He explained, “Can we capture aromas or bouquet musically? Composers around the world are working on this. Are wine writers merely filling column inches with this use of the musical metaphor or are they picking up on some underlying truth? We think they are.”

‘GRAND FRANÇAIS’, GRANDE ÉLÉGANCE

DANIEL J. BERGER

Le Château Grand Français a été repris il y a 25 ans par Dominique Vacher (photo), président du laboratoire pharmaceutique Genevrier à Sophia Antipolis, un scientifique féru de bio, descendant de la famille qui a créé puis délaissé leur propriété de 600 hectares au siècle dernier. Il y a reconstitué un vignoble de 8 hectares d’un seul tenant, bien isolé sur les coteaux de l’Isle au nord de Saint-Émilion.
Ce Bordeaux Supérieur est membre du club « inabottle » créé par le laboratoire
Œnoteam de Libourne regroupant 17 châteaux du bordelais convertis au bio ou en lutte raisonnée, et dont la communication repose avant tout sur les réalisations spécifiques de ses clients. — ENTRETIEN.

Favorable à l’utilisation par les humains de produits pharma-Vacher_Gd_Francaisceutiques puisque votre entreprise en élabore, vous êtes pour la vigne un fervent adepte du bio…
De par ma formation scientifique je suis particulièrement sensi- ble à la notion de toxicité. Un médicament fait pour soulager les patients est toxique, sinon il ne serait pas actif, mais sa toxicité est circonscrite à son objectif thérapeutique, à ce qu’il soigne.
La vigne, elle, pâtit de la grande toxicité de tous les intrants chimiques appliqués dès le tout premier stade de son cycle saisonnier. Donc, pour le traitement des parasites et des maladies, entre 1990 quand j’ai repris le vignoble et 1999, j’ai choisi de procéder par lutte raisonnée, bien moins nocive pour la plante au plan chimique. Puis je suis passé en conversion bio et j’ai obtenu le label Ecocert en 2001.

LEONARDO’S 500-YEAR-OLD VINEYARD REPLANTED IN MILAN

By NICK SQUIRES /Daily Telegraph/Rome 6:04PM GMT 10 Mar 2015

LeonardoItalian experts using genetic testing in bid to produce the same crisp white wine that Leonardo da Vinci enjoyed from his Milan estate 500 years ago.

A vineyard that once belonged to Leonardo da Vinci has been recreated down to the last detail by Italian experts nearly 500 years after his death.

After a decade of research including genetic testing, they now hope to be able to produce the same crisp white wine that the Renaissance genius once enjoyed from his own estate.

Leonardo may be best known for his remarkable paintings, sculptures and scientific inventions, but true to his Tuscan roots he was also a keen lover of the grape.  He was given the vineyard in 1499 as payment for the painting of The Last Supper by Lodovico Sforza, the Duke of Milan, who commissioned the tableau.

BIENTÔT L’ADIEU AUX SULFITES ?

Le vin sans soufre on en parle, on en parle, et puis un jour arrive où c’est devenu une réalité : le laboratoire Oenoteam vient d’embouteiller son premier vin sans soufre au Château Grand-Launay en côtes de Bourg, dont le directeur veut inscrire « vin sans sulfites » sur son étiquette.

Baudere, St Emilion Embouteillage, S2E - Cosyns, Ch Gd Launay - Duclos, OenoTeam - Pourtaud et Rigail, Ymelia - Libre de droitPierre-Henri Cosyns (2ème gauche), gérant du château Grand-Launay en côtes de Bourg, déjà connu pour son bio (sans pesticides, insecticides ou autres intrants chimiques), est de ces vignerons qui vont faire école. Adepte de la bioprotection prônée par le laboratoire Œnoteam de Libourne, il a fait embou- teiller 24 000 bouteilles de son 2014 sans ajouter de sulfites — qui empêchent le jus de raisin de tourner au vinaigre. Depuis toujours utilisé pour ses propriétés antiseptiques et antioxy- dantes qui, de la vendange à la mise en bouteille, protègent le raisin, le moût puis le vin des bactéries et de l’oxygène, le soufre est aujourd’hui montré du doigt comme substance allergène.

PAS À PAS SUR LES GRAVES (10) : BIG HUGS À FIEUZAL

Dernier d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain.

FIEUZAL10. BIG HUGS AU CHÂTEAU DE FIEUZAL
Inspiré par Philippe Sollers *

Le soir approche, je marche seul pas à pas sur les graves et sur le sable aussi, le long des piquets de vignes où poussent les rosiers-sentinelles, entre les châteaux de France et de Fieuzal presque contigus.

Il fait frais, est-ce bon pour les cabernets-sauvignons à cueillir, cette nuit ne vont-ils pas se rabougrir dans leur peau ? Mais non mais non, les graves vont leur redistribuer la chaleur qu’ils ont emmagasinée dans la journée.

PAS À PAS SUR LES GRAVES (9) : HAUT-BRION OUI ET NON

Neuvième d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain.

9. CHÂTEAU HAUT-BRION : OUI et NON
Inspiré par Bernard Pivot (Dictionnaire amoureux du vin).

NON à Robert Parker ! s’était insurgé Jean-Bernard Delmas, directeur de l’exploitation de 1961 à 2003, fils de Georges Delmas (directeur du domaine de 1920 à 1961) et père de Jean-Philippe (son successeur depuis 2003), contre l’affirmation du dégustateur culte selon lequel « de 1966 à 1974, [les Haut-Brion étaient] plus légers, accessibles, moins étoffés, manquant quelque peu de complexité, [et] n’avaient pas la richesse et la profondeur que l’on peut espérer d’un premier cru. »

Haut-BrionPhoto La Revue du Vin de France
PAS À PAS SUR LES GRAVES (8) : CHÂTEAU LA LOUVIÈRE

Huitième d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain.

A. Lurton 18. Château La Louvière.
Inspiré par l’Amateur de Bordeaux, rédacteur en chef Jean-Paul Kauffmann (avant son enlèvement au Liban en 1985).

Quand André Lurton (à gauche) achète La Louvière en 1965, l’ensemble du domaine est loin d’être dans l’état de splendeur où il se trouve aujourd’hui, la cour d’honneur est envahie de ronces, les grilles rouillées sont renversées, les bâtiments en très mauvais état et les pauvres vignes « peinaient à atteindre les fils de fer distendus d’en haut » * se souvient-il.

Les chais sont inondés, les vieilles cuves de bois exténuées, tout est à faire, il faut replanter le vignoble, cimenter les sols et construire des rangées de nouvelles cuves, s’équiper de matériels…

PAS À PAS SUR LES GRAVES (7) : À SMITH-HAUT-LAFITTE

Septième d’une série de dix articles sur un voyage organisé par les syndicats des appellations Graves et Pessac-Léognan pendant les vendanges 2014.
Chaque article fait référence à un écrivain (sauf celui-ci).

Dégustation des Pessac-Léognan et crus classés de Graves à SMITH-HAUT-LAFITTE

En comparaison avec le Médoc ou la Bourgogne, on trouve peu de grands ouvrages ou de grands textes sur les vins de Graves, peu d’histoires sur l’Histoire des origines de Bordeaux, pas assez de thuriféraires ou d’avocats, de flux d’information, de buzz, d’images. Alors, le monde va-t-il comprendre enfin que Bordeaux produit des vins blancs, de grands vins blancs, de très grands vins blancs ? Voilà la question que je me pose le mercredi 24 septembre 2014 en arrivant à une dégustation des Graves et Pessac-Léognan 2013 et 2012 au château Smith-Haut-Laffite (à gauche, un jour de réception).

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