ÉGALITÉ POUR LES BOURGEOIS
ÉGALITÉ POUR LES CRUS BOURGEOIS – Mars 08
Ils s‘y sont tous mis – CCI de Bordeaux, chambre d’agriculture de Gironde, INAO régionale, fédératon des grands vins de Bordeaux, Alliance des crus bourgeois – pour rétablir un classement des « crus bourgeois du Médoc » (*). Celui de 2003 bousculait les positions établies (247 classés sur 490 candidats, soit la moitié recalée – il y avait 440 crus bourgeois en 1932 et 327 en 2000). Il a été mis en pièces à la suite d’une mouvement de contestation mené devant Justice : 77 écartés du classement (dont Alain Duhau – Meyney, et Jean Guyon – Rollan de By et Tour Séran, qui briguaient un meilleur classement) ont déposé de multiples recours en annulation, au motif que 2 sur 3 des représentants du syndicat des négociants et 3 représentants du syndicat des crus bourgeois (**) étaient eux-mêmes jurés (au nombre de 18), donc suspects d’être à la fois juge et partie, motif retenu par les juges. Rendu début 2007, le jugement a annulé le classement et interdit la mention « cru bourgeois » jusqu’à nouvel ordre.


On parle aussi d’un autre film à propos du JUDGMENT OF PARIS, l’histoire de la première grande dégustation internationale organisée à Paris par le marchand britannique Steven Spurrier en 1976, au cours de laquelle les jurés en majortié français ont attribué, à l’aveugle, la meilleure note à un vin autre qu’hexagonal (un californien), une petite révolution qui a amorcé la (re)connaissance des vins du nouveau monde.
Quand Serena Sutcliffe reconnaît publiquement les qualités d’un vin, pour son propriétaire ça change tout et tout de suite, affirme Eli-Gilbert Ben-Zaken, fondateur du Domaine du Castel dont les vignes poussent sur les pentes des collines de Jérusalem.