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  • DÉCONFINEMENT: 7ème ‘CUVÉE MTONVIN’

    par Daniel J. Berger | Juin 5, 2020

    La cuvée spéciale ‘Mtonvin’ n°7 est lancée. Disponible jusqu’au 1er juillet, l’offre est double : un fleuron du Médoc, Tour Haut-Caussan, et un Corbières au top, Cascadais, tous deux produits par la famille Courrian, proposés à un prix défiant toute concurrence. Déconfinez-vous !

    « En figurant sur l’étiquette, le moulin
    est devenu l’emblème de
    Tour Haut-Caussan. »

    Deux ans après la précédente cuvée spéciale (Marquis de Saint-Estèphe), le moment est arrivé de lancer la 7ème !

    Après plusieurs recherches, excursions et dégustations notamment en Languedoc et en bordelais, le choix du groupe de dégustateurs ‘Mtonvin’ s’est arrêté cette année sur le château Tour Haut-Caussan 2016, exemple de la meilleure tradition médocaine, reconnu et apprécié des connaisseurs dans le monde.

    Pour la première fois, la cuvée spéciale Mtonvin comprend 2 vins

    Le 2ème vous le connaissez, également un 2016, c’est le château Cascadais (dont le 2011 — la cuvée spéciale n°4 — apprécié pour son corps, son fruit et ses arômes légèrement exotiques), produit dans les Corbières par Philippe Courrian, qui avait relevé le vignoble de Tour Haut-Caussan et restauré le moulin à vent, transmis depuis à ses enfants Véronique et Fabien. 

    De g à d, Fabien, Philippe et Véronique Courrian

    Vous avez la possibilité de choisir un seul vin ou de panacher l’un et l’autre, ils sont tous deux accomplis et prêts à boire sans avoir à patienter.

    En la période actuelle de pandémie, très difficile pour les viticulteurs privés à la fois de distribution dans l’Hexagone et d’export à l’international, c’est notre manière de soutenir la famille Courrian, dont les vins remarquables à prix raisonnable correspondent bien à l’esprit ‘Mtonvin’. 

    LA CUVÉE SPÉCIALE ‘MTONVIN’ N°7 

    — CHÂTEAU TOUR HAUT-CAUSSAN 2016: AOC Médoc. Cépages: 50% cabernet sauvignon; 50% merlot. Âge moyen des vignes: 30 ans. Superficie du vignoble: 17 ha répartis sur Blaignan (sol argilo-calcaire) et Potensac (graves), en Gironde. Production: 95 000 b. 

    — CHÂTEAU CASCADAIS 2016: AOC Corbières. Cépages: 32% vieux carignan; 32% syrah: 28% grenache noir; 4% mourvèdre; 4% cinsault. Âge moyen des vignes: 50 ans. Superficie: 25 ha à St-Laurent de la Cabrerisse (limon et sable), dans l’Aude. Production: 72 000 b.

    — RÉSERVATIONS: jusqu’au 1er juillet 2020.

    — PRIX: les prix consentis s’entendent sine qua non pour l’achat d’un volume cumulé de 10 000 bouteilles (cuvée n°6 précédente: 11 196 b). NOUS CONSULTER: contact@mtonvin.net. Faites connaître l’offre autour de vous pour atteindre le volume requis. 

    — LIVRAISON: semaine 42 (14, 15 et 16 octobre) aux points suivants : Paris, proche banlieue sud; sud Mayenne; Dax; Orléans; Haute-Savoie; Stuttgart.

    — CONDITIONNEMENT: en cartons de 6, plus faciles à manipuler et à différencier : Tour Haut-Caussan cartons blancs, Cascadais cartons bruns. Quantités faciles à moduler par multiples de 6. Étiquettes signées Cuvée Spéciale Mtonvin n°7.

    NOTRE RÉCIT DES VINS DE PHILIPPE COURRIAN (1)

    Mon premier contact avec Tour Haut-Caussan remonte à décembre 1993. Je dînais à La Tupina à Bordeaux avec Alfred Tesseron qui, après vingt ans d’un effort obstiné, avait propulsé son pauillac Pontet-Canet aux tout premiers rangs des grands crus de Bordeaux (et qui finira par obtenir en 2009 la notation suprême de Robert Parker, 100 sur 100). Au moment de choisir le vin, Alfred en commande un dont je n’avais pas compris le nom immédiatement. Nous parlions de choses et d’autres, du passé — de New York où nous nous étions connus en 1974, alors qu’il était employé chez l’importateur Shaw-Ross, et que je réalisais pour la télévision française un programme sur la soul music. Il nous invitait mon épouse et moi dans la propriété qu’il avait louée à Long Island et nous buvions du Barton & Guestier dont il promenait des cartons dans le coffre de son Impala décapotable.

    Au milieu du dîner Alfred (à gauche) me montre la bouteille, dont l’étiquette avec son moulin à vent est reconnaissable, et me dit d’une mine à la fois consternée et admirative: «  je ne comprends pas comment il y arrive, je ne sais pas ce qu’il fait… »

    Venant d’Alfred Tesseron, cela valait réel compliment. 

    Je ne m’intéressai pas tout de suite à ce vin de Blaignan, personnification du Médoc, remonté dans les classements des crus bourgeois dans les années 80. J’avais appris depuis que Château Tour Haut-Caussan avait vraiment décollé avec sa récolte 1973 vendue la plus chère du Médoc au négociant Alexis Lichine. J’étais plus concentré sur un autre miraculé, Château Cantemerle, haut-médoc relevé à partir de 1981 par une compagnie d’assurances qui m’avait confié une mission interne de communication. Puis au hasard d’achats dans un entrepôt à la porte d’Aubervilliers (Léonelli †), j’avais découvert le corbières Château Cascadais, sans réaliser qu’il était produit par le même vigneron que Tour Haut-Caussan.

    Ces deux délectables crus ont été parmi les premiers à faire partie de nos cuvées spéciales des années 90, dont la diffusion était plus réduite qu’aujourd’hui. Tour Haut-Caussan et Cascadais étaient devenus des copains, nous les rencontrions régulièrement chez l’un ou chez l’autre de nos amis buveurs. Puis était paru Vigneron du Médoc en 1996, témoignage habilement mis en forme par le journaliste Michel Creignou (*), l’un des livres de vin les plus sympathiques, instructif, narratif, intelligent, humain et… nostalgique.

    En voici quelques passages, édités pour le blog.

    « Tour Haut-Caussan trouve l’origine de son nom dans le moulin qui occupait la sommet de la colline de Caussan. Quand mes parents ont acheté une partie du château Caussan, ils devaient rajouter un nom pour se différencier. Tout naturellement, en regardant les ruines du moulin ils ont ajouté « La Tour » […] Près d’un siècle après, Château Latour, 1er Cru Classé de Pauillac, m’a fait un procès pour m’obliger à enlever l’article (à g. le 1975 avec l’étiquette avant suppression du « LA », à 68 € chez Cdiscount… NdE). C’était un peu fort de café mais que peut faire le pot de terre contre le pot de fer ? […] Ajoutons que dès qu’une propriété se créait en Médoc, le « châtelain » ne pouvait s’empêcher de construire une tour, accolée au château ou au milieu des vignes : il y avait 80 châteaux La Tour « quelque chose » en bordelais.

    La tour et le moulin

    Ailes du moulin: rouet, bardeaux, alluchons, tout à l’ancienne. Photo Vincent Pousson

    « L’année 1981 restera « l’année du moulin ». J’ai embauché un compagnon charpentier, Patrick Eymeric, et pendant un an nous nous sommes lancés dans une restauration vite devenue une formidable aventure. Un tailleur de pierre est venu refaire les marches d’escalier et j’ai acheté un vieux moulin à Queyrac pour en récupérer la meule et le mécanisme. L’architecture, les matériaux, tout a été refait à l’ancienne. La voilure assemble 6 600 bardeaux de châtaignier provenant de chez Richard à Guéret, dernier fabricant à l’ancienne de tuiles de bois, le rouet a pu être fait en ormeau et ses 40 alluchons en cormier. L’épisode du moulin a changé ma façon de le regarder, je me suis senti initié, la vision des Compagnons du tour de France a marqué de manière indélébile mon travail de longues années dans les vignes. »

    Médoc et Haut-Médoc

     » Le même nom Médoc s’applique à l’ensemble de la région qui couvre la rive gauche de la Gironde, de Bordeaux au Verdon, et deux AOC, le Haut-Médoc, et le Médoc, qui s’étend au delà de Saint-Estèphe. En fait, le pays fonctionne sur deux échelles, à la vitesse respective de chacune des appellations. Ce ne sont pas simplement des nuances de style mais une cohabitation de deux mondes mitoyens qui vivent à des années-lumière l’un de l’autre.

    Dans le sud au delà de Saint-Yzans, à quelques kilomètres de Blaignan où est situé Tour Haut-Caussan, commence un univers qui n’a pas grand chose à voir avec le tradition médocaine : le Haut-Médoc des grands châteaux, des crus classés, des aristocrates du vin, aussi loin que Bruxelles ou Berlin, c’est un autre mode de vie séparé par une frontière.

    Longtemps, l’endroit où je vivais s’est appelé Bas-Médoc, le bas pays, loin de la ville et du reste du monde, pour ne pas dire le pays des ploucs. Mentalité, approche, tout est différent, les propriétés du Médoc sont demeurées familiales, nous sommes des paysans. Alors qu’en Haut-Médoc, les châteaux appartiennent souvent à des banques ou des assurances, les domaines changent de main, les ventes sont difficiles à suivre et il est souvent délicat de savoir qui est le propriétaire. Et les vignerons du Médoc ne soupçonnent pas la qualité des vins produits dans le sud au-delà de Saint-Estèphe, incrédules, ils doivent penser qu’il y a un truc et ne sont guère admiratifs. […]

    Drôle de pays le Médoc. Sur une centaine de kilomètres, la vigne apparaît comme une culture intensive. Mais ce n’est pas un pays naturel, c’est une œuvre intellectuelle, une nature domptée et façonnée par les hommes, depuis l’assèchement des marais qui le recouvraient au XVIIème. Des travaux gigantesques ont permis la construction de la digue des Hollandais, appelée ainsi en hommage aux ingénieurs qui l’ont construite et qui a mis deux siècles pour arriver jusqu’au Verdon. Au moyen d’écluses se fermant à marée montante et se rouvrant quand la mer descend, elle a protégé les terres d’abord plantées de céréales. Les Médocains ont construit 150 moulins à vent (dont le nôtre et six autres sur Blaignan) et certains ont continué à tourner jusqu’en 1939. Chaque propriété moulait ses grains, vivait en autarcie avec une mentalité insulaire, autour d’une basse-cour et d’une soue à cochons. »

    Années 80, décennie prodigieuse

    « Les années 80 ont couvert d’or le vignoble girondin. Pourtant cette période faste n’a pas eu le même goût pour toute le monde, l’appellation Médoc a fonctionné à deux vitesses. Si les propriétaires qui mettaient en bouteille ont décollé, ceux qui vendaient encore en vrac sont restés sur le quai. […] Entre 1982, point culminant d’une époque révolue, et 1990, le vignoble médocain a basculé vers la modernité. De nouveaux produits de traitement sont apparus, les œnologues-conseils sont devenus des stars, des choix se sont imposés et plus rien ne pouvait être comme avant. Les vins de Bordeaux ont pris une nouvelle direction, sont devenus luxuriants oubliant leur nature cosmique pour devenir plus industriels. En 1990, les vignerons ont cru qu’il ne serait pas possible de faire mieux qu’eux, que jamais plus Bordeaux ne connaîtrait la crise. Pendant les périodes fastes, comme après la Révolution ou pendant les années 1862-1879, ils ont toujours la même façon de penser, mais l’Histoire leur donne tort : les Bordelais sont les champions du péché d’orgueil. »

    Le bonheur des vendanges

     » La vendange c’est le grand moment de l’année, où le vigneron attend la récompense de son travail. L’anxiété monte insensiblement. […] À chaque fois je fais le même rêve, manquer de place dans mon chai pour rentrer tous les raisins. Je retrouve le nœud à l’estomac que j’avais en franchissant la porte de la pension de mon enfance. Et avec l’âge, la tension a tendance à monter, plus je mets la barre haut, plus l’anxiété gonfle. […] Chaque matin en me réveillant je mets le nez à la fenêtre pour me rendre comment marche le ciel. Les vendanges je finirai bien par les faire, techniquement tout est au point, je ne manquerai pas de vendangeurs, le cuvier est prêt, les pompes ont été vérifiées, mais j’ai l’angoisse de cette pluie qui peut mettre tout par terre. Et aussi de ne pas réussir le vin que je souhaite. Cette anxiété commence début septembre et ne s’arrête que lorsque le vin est logé dans les barriques.

    Vendanges devant le moulin de Tour Haut-Caussan

    Le premier jour des vendanges est toujours une libération. Alors tout se passe dans une ambiance exceptionnelle, les doigts collent, la chaleur est là, ça sent bon dans le chai… Chaque vendange a son parfum. En 1982 par exemple, quand le raisin a commencé à fermenter, on se regardait sans comprendre, les chais dégageaient des arômes de fruits rouges et noirs que personne n’avait jamais sentis.

    […] Les soirs de vendanges à Tour Haut-Caussan, c’est toujours la fête, les vendangeurs dansent dans la salle à manger. Et la soupe doit être bonne pour maintenir le moral de la troupe ! Car le travail est dur, surtout quand il pleut, les vendangeurs donnent beaucoup, et le chef de bande ou plutôt l’entraîneur que je suis leur donne aussi, je leur trace un cadre, je crée une ambiance.

    Dans le temps, quand les raisins étaient rentrés, les propriétaires remerciaient femmes et hommes qui avaient durement travaillé. Dans le nord Médoc la fête s’appelait l' »aoucat », l’oie grasse cuite en daube accompagnée de haricots.; ailleurs c’était la « gerbaude. » La cuisinière recevait un bouquet de fleurs des champs qui était placé au-dessus de la porte du cuvier jusqu’à Noël en forme de promesse, celle du vin nouveau. Le dernier jour des vendanges c’est la fin d’un cycle, un mélange de joie et de tristesse, certains vendangeurs repartent en pleurant. »

    La vigne, reflet de notre civilisation

    Tour Haut-Caussan, sémaphore du Médoc.

     » Il est faux de dire que la vigne doit souffrir, elle doit concentrer. Les grappes, ses petits, doivent avoir été conçues dans le bonheur. Après le 15 juillet commence la période éducative qui va se poursuivre jusqu’au vieillissement. Sous l’action de la chaleur, l’eau des raisins sera éliminée au fur et à mesure de l’été. Les bons millésimes sont ceux où la vigne a su concentrer les raisins au maximum, mais en même temps, si elle a souffert de manque d’eau elle ne donne jamais un grand vin.

    La vigne m’apparaît comme le reflet de notre civilisation. L’intuition demeure la meilleure des conseillères et personne ne détient les clefs de la réussite. Je regarde ma vigne plus comme un philosophe que comme un paysan, c’est ma façon d’avancer, je réfléchis plus que je ne cultive. La vigne est devenue un mécanisme de pensée, une espèce de religion mais… je ne dirai jamais que ce que je fais est mieux. »

    (*) Vigneron du Médoc

    Philippe Courrian, Michel Creignou, Éditions Payot, 1996, encore disponible neuf ou d’occasion sur les sites spécialisés — Rakuten, AbeBooks, Momox, Amazon, etc.

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    CASCADAIS À SUIVRE…

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  • CHAU–VINS

    par Daniel J. Berger | Fév 19, 2020

    WINE SEARCHER | Don Kavanagh | Tuesday, 18-Feb-2020

    L’une des raisons de l’existence du blog mtonvin.net est la volonté d’ouverture du goût du vin au-delà de la France, région vinicole prédominante sur le globe souvent exclusive des autres. Elle est loin d’être la seule. Le journaliste irlandais Don Kavanagh (ci-contre) évalue statistiques à l’appui l’état du nationalisme gustatif dans les principaux pays de vin.

    Measuring Wine’s Natural Chauvinism How Everyone has their own ideas about which wines they prefer, but exactly how adventurous are we, really?

    Albert Einstein once said that « Nationalism is an infantile thing; it is the measles of mankind » (which is a lot pithier than even the simplified version of his General Theory of Relativity) but, when it comes to wine, some of us have a more obvious rash than others.

    It’s natural to imagine that people might prefer their own local produce to similar goods shipped in from distant lands at great expense, although that would also suggest that some people would be happy to settle for gruel when they could be dining on foie gras. And that is the situation when it comes to wine.

    © iStock | The French are parochial about wine? Quelle surprise!

    When it comes to wine, the accepted wisdom is that – unless you are French — your local wine is inherently inferior to the imported stuff.

    And if you are French, you have no interest in any wine that comes from beyond your borders. That’s not necessarily the case, however.

    We took a look at wine searches from countries that produce wine and, to be perfectly honest, we assumed the situation would be akin to George Bernard Shaw’s definition of patriotism: the conviction that a particular country is the best in the world because you were born in it, but it turns out the situation is quite different.

    Just four of the ten countries put their local producers first when searching for wine, while some countries even had merchants who did not stock most local wines.

    Let’s get the traditional chauvinists out of the way first. The word « chauvinist » comes from France, as does our accepted wisdom as to what is good and bad when it comes to wine. France, ably abetted by the wine writers and wine merchants of Britain, effectively dictated the quality standards that have been handed down to us across the past two centuries, and mostly swallowed wholesale by people who only relatively recently began to look at this wine hierarchy as something of a long con.

    Mon vin c’est moi (Avoine 1990)

    And France certainly behaves according to the form guide.

    Interest among French users of Wine-Searcher is massively weighted in favor of the local plonk — more than 85% of all searches from that country are for French wine, a percentage far in excess of any other. Retailers are, if anything, even more chauvinistic than French users, with a whopping 90.42% of all offers in France represented by French wines.

    Those retailers are not, however, the most nationalistic; that award goes – perhaps surprisingly — to Chile, where 93.38% of all wines on offer are local. That reflects something of a lack of interest in imported wines — 62.1% of all searches in Chile are for Chilean wines.

    The Chilean locals are clearly happy with what their own wineries are serving up, while the rarity and subsequent expense of imported wines clearly acts as a deterrent.

    Almost as parochial are the merchants of Argentina – 91.42% of all offers there are for local wines, a reflection of both confidence in the local product and the difficulties of importing non-essential goods given the yoyo nature of the local currency. That does not prevent Argentinians from dreaming, however. Only 43.5% of searches are for local wines, suggesting that while the economy there might well be in the gutter (again), wine lovers are looking to the stars.

    The US is an interesting case, too, all the more so given its status as the world’s biggest wine market. It’s an odd situation, in a way; the US is famously fond of its own wine. With a total wine market worth $70 billion, domestic consumption stands at 67%, or $47.2bn; exports account for just $1.47bn.

    Nevertheless, US merchants are some of the most non-partisan retailers in the world. US wines account for 43.67% of all wines on offer through the US retailers listed with Wine-Searcher. That’s the second-lowest figure for domestic wines in the 10 countries we looked at. It reflects a slight oddity in the search figures. While 67% of wines consumed in the US are local, just 36% of US searches are for US wines, with France consuming a similar share and Italy a little way behind in third place.

    Speaking of Italy, it is another country with a strong sense of national pride, especially among retailers. Some 81% of wines on offer are Italian, even though searches are a relatively restrained 59.75% in favor of local producers.

    Australia and Portugal also have a strong locavore element, with domestic wines accounting for 61.5% and 88.3% of offers, respectively, while searches come down in favor of the home side at 56.7% and 52.3%, respectively.

    Spain’s wine lovers are looking beyond Ribera del Duero and Rioja for their wines, with only 33.7% of searchers looking for Spanish wines, while 70% of wines on offer are domestic.

    New Zealand’s situation reflects the fact that it is a small and quite remote country — 64% of searches are for overseas wines, while only 50% of wines on offer come from outside New Zealand, and the majority of those are from Australia. 

    The most interesting of all the major international wine-producing markets, though, is Germany, which has long been a strong market for French and Italian producers. Just 18.75% of wines listed by retailers there are German, while a tiny 6.15% of all searches were for domestic wines.

    We will look at how this mix of parochialism and all-embracing internationalism is affecting major producing regions in the near future, but for now let’s raise a toast to the Germans, the less chauvinistic champions of global wine.

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  • CONSTANCE DU VIN DE CONSTANCE (2)

    par Daniel J. Berger | Fév 7, 2020

    Présenté au dernier Grand Tasting de Bettane+Desseauve au Carrousel du Louvre, le Vin de Constance est un blanc liquoreux, produit depuis plus de trois siècles dans la province du Cap en Afrique du Sud. Ce vin mythique et méconnu a inspiré de grands écrivains et été convoité par les têtes couronnées d’Europe au XIXème.

    Après le désastre du phylloxéra qui l’a plongé dans un long sommeil, c’est au XXIème siècle qu’il retrouve son essentielle constance, qui le fait considérer de nos jours comme l’un des plus grands vin du monde. Histoire de sa naissance, de sa mort et de sa résurrection

    XVIIème — XIXème siècle

    Simon Van der Stel, gouverneur de la colonie du Cap nommé par la Compagnie des Indes Orientales, débarque en Afrique du Sud en 1679. Il s’y installe définitivement en 1685, dans la région du Cap, colonie des Pays Bas alors Provinces-Unies. Il va y planter un vignoble de plus de 750 hectares sur le domaine légué par la compagnie néerlandaise.

    C’est un véritable vigneron, qui a entamé des travaux sur le Brande Vjin ou « vin brulé », le futur Brandy.  Au Cap, sa propriété qui va bientôt compter 70 000 pieds de vigne prend le nom de Constantia et le premier vin qui en sort en 1692, celui de Vin de Constance, prénom de son épouse, nom qui a perduré depuis.

    Le père du vin de Constantia décède en 1712 et le domaine est alors divisé en trois : le terrain de sa famille renommé Groot (grande) Constantia, celui de Klein (petite) Constantia et celui de Bergvliet. Chaque domaine va être administré séparément.

    Le domaine est repris en 1778 par un viticulteur de Stellenbosch, Hendrik Cloete, digne successeur de Van der Stel, hollandais et protestant comme lui. Il construit un nouveau chai et plante 10 000 pieds de cépages déjà implantés en Afrique dont le muscat de Frontignan, les muscat rouge et muscat blanc, le pontac rouge (d’origine bourguignonne, sans doute un pinot), et un peu de steen druyf (chenin blanc, appelé ainsi depuis longtemps en Afrique du Sud).

    Peinture murale à Groot Constantia

    Il accueille de nombreux visiteurs dans sa cave, comme la Britannique Lady Anne Barnard dont la famille va se sédentariser et devenir célèbre en Afrique du Sud, qui tombe en pâmoison devant une scène de foulage : « les corps antiques à peau de bronze, perpétuellement changeants et gracieux, dansent à moitié nus dans le pressoir et battent le tambour (si l’on peut dire) avec leurs pieds, parfaitement en rythme » à la surface du moût en haut des foudres.

    Napoléon Ier aurait presque pu en boire

    Au XIXème siècle, Hendrik Cloete va élever ce vin du Cap de Bonne Espérance à un haut niveau de qualité et le révéler au monde entier. Napoléon s’en fait expédier à Sainte Hélène et en boit dit-on une bouteille (50 cl) par jour (en 2016 une bouteille de 1821, qu’il aurait presque pu déguster, a été vendue 1 550 €). Les rois Louis Philippe, George IV ou Frédéric II, ainsi que Bismarck, sont de fervents consommateurs. Le Vin de Constance conquiert les grandes tables d’Europe rivalisant désormais avec les Madère, Tokaj et Château Yquem, auréolé en plus de son mystère de vin du bout du monde.

    Plusieurs grands écrivains y font référence comme Jane Austen (dans Sense and Sensibility elle évoque son « pouvoir de guérison des déceptions du cœur « ); Dickens (Le Mystère d’Edwin Drood); Baudelaire, qui aurait rendu visite à Constantia (Les Fleurs du Mal XXVI): ou encore J. K. Huysmans (À rebours).

    XXème siècle : dévastation et résurrection

    À partir de 1860 l’oïdium puis le phylloxéra vont dévaster quasi entièrement la viticulture occidentale, et celle du sud de l’Afrique n’y échappera pas : les faillites des propriétés viticoles s’y succèdent, Constantia périclite, en 1885 le domaine devient propriété du gouvernement sud-africain qui le transforme en institut agricole puis en musée…

    Après un siècle d’inertie si ce n’est d’abandon, la propriété est acquise en 1980 par la famille Jooste qui, avec l’aide de l’œnologue Chris Orffer, professeur à l’Université de Stellenbosch, décide de recréer le vin doux historique. La pourriture noble (botrytis cirenea) n’étant pas présente au Cap à l’époque de l’original, l’équipe va élaborer un vin de vendange tardive ou « surmaturé » comme on dit en Suisse, à partir de muscat blanc à petits grains dit de Frontignan. L’élaboration n’est pas sans risques — faible rendement (réduction de la récolte de 50%), nombreux passages dans la vigne nécessitant une main-d’œuvre nombreuse lors des « tries » successives des raisins à la vigne et au chai. Les premières plantations ont lieu en 1982 et l’ère nouvelle de Klein Constantia date de 1986 avec les premiers essais et en 1900 sort officiellement la première bouteille de « pur vin doux, doré presque ambré, aux arômes intenses, avec une bonne teneur en alcool et une persistance douce et longue. »

    Klein Constantia au XXIème siècle

    Le Muscat de Frontignan d’Afrique du Sud

    Aujourd’hui 10 domaines produisent du vin de Constantia sur une superficie de 1 500 ha de terroirs parmi les plus intéressants de l’hémisphère sud, à mi-chemin entre l’océan atlantique et l’océan indien, dans un climat frais, froid par périodes, pluvieux et venté (les vignes doivent être attachées).

    En 2011, les investisseurs Charles Harman et Zdenek Bakala rachètent la marque Klein Constantia et définissent un modèle économique. D’illustres Bordelais comme Hubert de Boüard (Château Angelus) et Bruno Prats (ex Cos d’Estournel, Clos de los Siete en Argentine, entre beaucoup d’autres) deviennent actionnaires du domaine dirigé par le Suédois Hans Astrom et managé par l’œnologue Matthew Day. Le vignoble s’étend sur 145 hectares dont 40 de vignes en coteaux pentus, à une altitude entre 10 et 350 m. Cent vingt personnes travaillent au domaine, car chaque pied de vigne est traité individuellement.

    Huit hectares de muscat sont plantés sur les pentes du Constantiaberg (ressemblant aux coteaux de l’Hermitage) face à la baie False, sur des sols évoluant du grès d’éboulis sablonneux et rocheux au sommet, à l’argileux plus riche sur granit décomposé à mi-hauteur (rappelant le sous-sol du beaujolais), et aux sables en bas.

    Les vendanges sont opérées à partir de 4h du matin, à la main, baie par baie et mises aussitôt dans la glace. 10% de la superficie sont récoltés d’abord pour constituer le vin de base à 12,5–13° avec une bonne acidité. Vient le tour des raisins déjà secs. Puis des raisins restants qui sont débarrassés de leurs feuilles pour améliorer leur exposition au soleil et favoriser l’accumulation de sucre. Une fois amollis et flétris, ils sont cueillis en plusieurs fois jusqu’à fin mars, c-à-d au milieu de l’automne. Les années difficiles, le nombre de passages peut monter jusqu’à quinze par parcelle.

    La production d’aujourd’hui

    Une partie du domaine est conduite en biodynamie car les vignes sont naturellement assainies par les vents dont cette fameuse brise surnommée Cape Doctor, bonne pour la santé des humains comme des plantes. Sur les quinze dernières années, trente hectares ont été replantés.

    Le domaine produit aussi 25 000 bouteilles de Metis, un sauvignon blanc aux arômes de citron et de pierre à fusil, d’une grande fraîcheur, développé avec le vigneron de Sancerre Pascal Jolivet (auprès duquel on peut se procurer du Constantia).
    Ainsi que 40 000 bouteilles d’un cabernet sauvignon fruité et subtilement épicé.
    Et enfin un rosé et un effervescent.
    À cette gamme s’ajoute la production d’Anwilka, domaine de Stellenbosch, Est du Cap.

    VIN DE CONSTANCE : RAPPEL

    Le Vin de Constance est un liquoreux, sans botrytis cirenea — contrairement à Yquem, un temps son rival-à-prix-inatteignable, aux Quarts de Chaume d’Anjou ou aux grands Alsace vendanges tardives. Il n’est pas « muté » par ajout d’alcool (stoppant la fermentation pour garder une teneur élevée en sucre qui hausse le degré d’alcool) comme dans les « Vins Doux Naturels » (bizarrement ainsi dénommés car ils n’ont rien de naturel), par exemple les Porto, Banyuls, Moscatel qui peuvent titrer 20° et plus.
    Deux versions du Constantia ont bien existé aux siècles précédents, la première non mutée pour la consommation locale (titrant 14° maximum) et la seconde mutée (ou « fortifiée ») pour les marchés à l’export, car jusqu’au milieu du XIXème siècle, on ajoutait couramment de l’alcool aux vins transportés par bateau.

    Sources : Jill Baikoff, Wine Anorak

    Plus d’informations :

    https://www.planetwine.co.nz/planet-wine-blog/the-constantia-estate-which-won-over-napoleon-nelson-and-european-high-society/

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  • CONSTANCE DU VIN DE CONSTANCE (1)

    par Daniel J. Berger | Jan 28, 2020

    Présenté au dernier salon Grand Tasting de Bettane+Desseauve au Carrousel du Louvre à Paris il y a deux mois, le Vin de Constance est un liquoreux, soyeux presque, produit depuis plus de trois siècles dans la province du Cap en Afrique du Sud. Contenu dans le même flacon qu’au temps jadis, ce vin aussi mythique que méconnu a inspiré les plus grands écrivains du XVIIIème et du XIXème. Il provient d’un des cépages les plus anciens, le muscat de Frontignan (« blanc à petits grains »). Après un long sommeil au XXème siècle, il a retrouvé sa splendeur d’antan et on le considère aujourd’hui comme l’un des plus prestigieux vins du monde. Commençons par la dégustation

    Les serveurs s’affairent en tous sens dans cette salle dont les cloisons de tissu laissent passer les bruits des haut-parleurs des dégustations qui se déroulent à côté, qu’on appelle « master class », c’est plus Sean-Sean *. Et si elle n’est pas master, elle est tout à fait classe cette dégustation animée par le journaliste Olivier Borneuf en présence du DG du Domaine Klein Constantia, le Suédois Hans Ästrom, et du jeune Clément Jolivet, venu de Sancerre, on va nous expliquer pourquoi.

    De gauche à droite : Olivier Bourneuf, Hans Astrom, Clément Jolivet

    Les 4 verres sont sur la table des dégustateurs, une bonne cinquantaine de happy few, qui ont payé 45 €. Ästrom contrôle l’estrade, parle un très bon français, rapide, convaincant, il maîtrise le story telling : « ce vin a plus de trois siècles d’existence et nous travaillons pour dans cent ans. » Le vignoble Constantia au Cap de Bonne Espérance ce sont dix domaines comme son Klein Constantia, implantés sur ce terroir « l’un des plus intéressants de l’hémisphère sud, » situé à 6 km de l’océan atlantique à l’ouest et à la même distance de l’océan indien à l’est. Il le montre sur une carte.

    Hans Astrom, Directeur Général de Klein Constantia

    Le climat est frais, jusqu’à froid, pluvieux et venté. Pas besoin d’irriguer. Le terrain est en forte pente (« comme l’Hermitage« ) descendant vers la mer de 350 mètres à 10. Son domaine fait 145 hectares dont 40 de vignes, les vendanges peuvent s’étaler sur 3 mois, il emploie 120 personnes. On sent l’impatience de la salle de passer à la dégustation. Sur le Constantia, vous en saurez plus au prochain épisode

    2016, 2012, 2004, 1995, de la teinte paille à celle ambrée du cognac.

    Le 2016 (1) est frais, doux et vif à la fois : « le secret de cette fraîcheur, c’est l’acidité naturelle, » un pH de 3,2-3,3, les vins titrent rarement au-dessus de 14°. « C’est un jeune enfant, l’avenir est à lui. » Charnu, juste sucré, il s’insère avec grâce dans votre palais, y glisse sans insistance comme ne saurait sans doute pas le faire aussi bien un botrytisé, au sucre plus prononcé — il nous faudrait la compagnie d’un Sauternes pour comparer.

    Le 2012 (2): « teenager en train devenir un grand, » élégant déjà, dégageant un début de fruit compoté. Même équilibre sucre-acidité qui participe à la qualité aromatique du muscat. Puis une légère sècheresse arrive en bouche qui donne sa saveur au nectar et le rend « humain ». Et il y a de l’iodé, avec un peu de sel, de cette douce amertume saline qui caractérise les grands blancs.

    Le 2004 (3) a été élaboré avec la philosophie ancienne, plus rustique mais bien né. Suprenante fraîcheur d’un vin de 15 ans dont la robe est déjà foncée : « les raisins étaient bien dorés, comme le seront ceux de 2015. » Il a le profil d’un vin sec, distille des arômes de tabac, sans sucrosité. « Nous avons mélangé tous les raisins en même temps, les plus vieux avec les plus verts. Le vieillissement s’est fait en fûts. Là réside la constance du vin de Constance. »  Beauté et joie, je ne contrôle plus, la magie des drapés soyeux opère, la griserie m’imprègne et j’atteins l’espace aérien.

    Le 1995 (4), vous le voyez, est nettement marron, et sa ligne de dégustation continue de tracer la même perspective, du sel et du frais dans une parure noble et ample, c’est le moins sucré des quatre (112 contre 175 g pour le 2016). « Avec ce millésime qui n’avait que neuf ans depuis le redémarrage de Klein Constantia, et pourtant c’est déjà la fin d’une époque qui en annonce une nouvelle, » conclut Hans Ästrom, pressé par l’horaire de l’avion qu’il doit prendre, the road show must go on. Je ne suis pas sûr d’acquiescer, car je ressens que depuis sa naissance qui tient à la fois du miracle naturel et de l’ingéniosité humaine transmise et renouvelée, la constance de ce Vin de Constance est permanente, sa dignité imposante, et j’imagine aisément que le 1995 doit avoir la même prestance que le 1895 (introuvable, je ne risque pas de me tromper !).

    Le même flacon depuis la naissance du Klein Constantia

    Après avoir dégusté le « pur vin doux de Constantia, doré presque ambré, aux arômes intenses, avec une teneur soutenue en alcool et une persistance douce et longue » ainsi qu’on le qualifiait au XVIIIème siècle, que conclure ? Ce vin extraordinaire, se méfier des adjectifs mais il en faut bien un pour le qualifier, fait vibrer des zones de sensibilité que je ne soupçonnais pas, il nous donne accès à notre lumière intérieure.

    —————————————————————————————————-

    * prononcer chone-chone, comme dans le film de Sergio Leone, Il était une fois la révolution, dont la musique de Ennio Morricone avec son légendaire « Sean, Sean, Sean » (nom du héros), chantée par la soprano Edda dell’Orso, est devenue un classique et un scie ampoulée, qu’autour de moi on mentionne pour qualifier le BCBG et le convenu.

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  • FRANCE’S HYBRID WINE FUTURE

    par Daniel J. Berger | Jan 15, 2020

    From Caroline Henry | WINE-SEARCHER, Sunday, 05-Jan-2020

    The home of the noble grape varieties is becoming more open to the idea of genetic variation.

    Traditionally wine has been produced from Vitis vinifera, the grape vine native to Europe, and the most popular wine grapes such as Cabernet Sauvignon, Merlot, Chardonnay and Pinot Noir are French.

    However, the French wine landscape may be on the verge of a revolution with the Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)’s slow push for « resistant grape varieties, » better known under their code name INRA-ResDur.

    According to Christophe Schneider, research coordinator of the innovation program INRA-ResDur, the « INRA-ResDur varieties will greatly benefit a more ecological transition of the vineyard, » because of their polygenic resistance character against powdery (oidium) and downy mildew, the two most common fungal diseases in French vineyards.  

    Traditionally wine has been produced from Vitis vinifera, the grape vine native to Europe, and the most popular wine grapes such as Cabernet Sauvignon, Merlot, Chardonnay and Pinot Noir are French.

    Vitis vinifera

    The search for resistant grape varieties is not new; in fact it has been at the forefront of wine research since the end of the 19th Century. At that time, vine exchanges between the US and Europe led to the introduction of several pests in European vineyards. Upon introduction, phylloxera proved rather deadliest, destroying almost two thirds of the French vineyards, and hybridization eventually provided the solution in the form of resistant rootstock.

    Today most rootstocks are a crossing of the American Vitis riparia, Vitis rupestris and Vitis berlandieri; they are not only resistant to phylloxera, but are also adapted to soil and weather conditions and differ according to the desired vine vigor.

    Vitis ruparia
    Vitis berlandieri
    Vitis rupestris

    Over the past century, hybridization research continued and shifted its focus to finding solutions for black rot and mildew, the other American pests introduced in European vineyard in the 19th century. Up till now, chemicals rather than hybridization have been the go-to solution to fight these diseases, but economic and environmental pressures have created a demand for a more durable solution, to which resistant grape varieties seem to be the perfect answer.

    Like resistant rootstock, resistant grape varieties are created through hybridization. According to the dictionary, hybridization is the “process of an animal or plant breeding with an individual of another species or variety”; in this case by crossing the European vitis vinifera varieties with more-resistant American and Asian species. The resistant grape cultivar is created by the process of cross-pollination, and not by genetic modification (implanting DNA from one variety in the cells of another variety). The cross-pollination process consists of first castrating the grape flowers of the varietal we want to cross; then the pollen of the resistant cultivar is introduced and the fertilized grape bunch is protected by a paper cover till blooming is completed. This avoids cross contamination. At harvest, the pips are extracted, replanted and subjected to a strict selection process to only retain those with the desired resistance DNA markers.

    Replanting in laboratory conditions allows for easier extensive testing of the DNA markers, and helps to speed up the selection process. After the laboratory tests, the resistant cultivars are introduced to the vineyard and further tested to make sure they remain efficient in real-life situations. The resistant cultivars are also taste-tested to make sure a quality wine can be produced. Other vitis vinifera varieties (American or Asian) have long been considered to create poor-quality wine, hence the importance of these last tests.

    In 2010, the INRA rolled out its ResDur program, in partnership with the Institut Francais de la Vigne et du Vin (IFV), to include regional breeding programs. The aim was to produce cultivars « carrying multi-loci resistance and producing wines of regional character » by 2030. Today all the major French wine regions are involved and the INRA has lauded the initiative as « the biggest grapevine varietal improvement effort ever undertaken in France and perhaps even in the world. »

    Artaban
    Vidoc
    Floreal
    Voltis

    In 2018, four resistant cultivars (Artaban, Vidoc, Floreal and Voltis) were accepted in the French official grape catalog. Schneider stipulated that « the inclusion of the first four Inra-ResDur varieties in the official catalog proved the concept of grapevine varieties combining polygenic resistance to downy and powdery mildew with very good vineyard and wine quality performances. »

    Furthermore, according to Schneider an accelerated selection procedure has now been established, based on marker assisted selection and multi-location field trials, reducing the duration from seed germination to catalog entry to a mere 15 years. This implies that the results of the INRA’s regional programs creating resistant cultivars specifically suited to the area can find their way into the catalogue, and hence the wine landscape, by 2030.

    France is not the only European country to invest in resistant grape varieties via hybridization. In fact, one could argue that it is rather late in the game with its creation of resistant varieties compared to Germany, Italy, Switzerland, Austria and others. Before the inclusion of the INRA-ResDur, 25 European resistant cultivars have found their way in the French grape catalog, either with a temporary or permanent status. This means that winegrowers have been able to plant and vinify them and sell the resulting wines. However, there is a catch. The European appellation regulations stipulate that only 100% Vitis vinifera varieties may be used for appellation wine, which means that wines made from resistant grape varieties can only be sold as Vin de France, for now.

    Growers in the Languedoc-Roussillon and Bordeaux have been the first to embrace resistant cultivars and, today, a few hybrid wines have made their way onto the market.

    The Ducourt family in Bordeaux planted 1.7 hectare with Cabernet du Jura (Jural, red) and 1.3 hectare of Réselle (white) in 2014. Both cultivars were developed in Switzerland in 1991 and are currently accepted in France, providing labeling restrictions are respected. Since 2016, the Ducourts have produced two cuvées from the hybrids: Métissage Blanc (left) is made from Réselle and Métissage Noir from Cabernet Jura. Jonathan Ducourt, the family’s sales and marketing manager, told Wine-Searcher that the resistant cultivars are a real boon for the environment as they require very little chemical spraying.

    Today the company has around 10 hectares planted with resistant cultivars and over the past five years, the total amount of copper used has been less than 0.7 kg/ha, compared to 4 kg/ha for the 20 hectares they farm organically with regular varieties. The resistant cultivar vineyards are only sprayed twice during the growing season (with copper and sulfur), predominantly to avoid black rot.  

    These figures are in line with the data provided by INRA as well as the data provided by the Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC), which has been testing INRA-ResDur varieties since 2011. However, the integration of resistant varieties in Champagne is less straightforward than in other regions, mainly because the appellation makes no allowance for Vin de France-style wines. Rather than change this stipulation, which would weaken the appellation, the CIVC is banking on a relaxation of the European appellation requirements. The European appellation regulations are up for review next year and the French, Germans and Italians, among others, are favorable to have the European resistant cultivars meet appellation standards. This would allow the different wine regions to include resistant cultivars within the appellation regulations.

    Hybrid grapes for grafting trials growing at a research facility in Champagne | © Caroline Henry/Wine-Searcher

    Anticipating European appellation changes, the CIVC is keen to provide Champagne producers with the opportunity to trial resistant cultivars. They have conducted several technical experiments to guarantee a quick and easy adoption of Voltis through top grafting, a procedure which so far remains uncommon in the Champagne vineyards. But it will allow the Champenois to breach the timeframe needed to develop more suitable resistant cultivars through the INRA ResDur regional program. Arnaud Descotes, technical director at the CIVC, explained that in the next decade Voltis seems to be an ideal solution for areas that suffer year in year out from mildew, even if today there are still some doubts regarding the flavor profile. He added « getting the right flavor profile remains at the heart of our research and to do this we are continuing crossing experiments with all seven authorized grape varieties. Nevertheless, introducing Voltis for a reduced timeframe – maximum 15 years – with plantation restrictions (maximum 5% of the producer’s surface) and restrictions in the blend (maximum 10% of the blend) will greatly help winemakers in disease affected areas from as soon as 2021. »

    However, not everyone adheres to authorizing resistant cultivars in the appellation regulations. Xavier Planty, (right) co-owner of Château Guiraud in Sauternes, strongly objects to the authorization of resistant cultivars in appellation wines. Planty claims one cannot guarantee the typicity of an appellation wine when the grape varieties used to create it have been « watered down« . He warns that the integration of resistant cultivars will significantly modify the appellation integrity and eventually may lead to the death of the appellation system.

    Planty further points out that besides the change in flavor profiles, the AOC’s biodiversity is directly at risk. Biodiversity already took a big hit in French vineyards with the introduction of specific clonal varieties in the 1970s. Today, these clones have replaced many of the less-productive and more disease-prone varieties that were planted in France before World War II. To preserve this heritage, the INRA, as well as several interprofessional organizations, have created « museum » clone vineyards of old varieties, but these varieties are not readily available to grape growers when they want to replant. Planty fears that the integration of resistant cultivars as part of the appellation, will restrict grape growers even further in their new vine purchases.

    Jose Vouillamoz (left), a Swiss grape geneticist and co-author of Wine Grapes, disputes the biodiversity claim based on his extensive research. He told Wine-Searcher that « after 200 years of grape breeding by humans, the total surfaces of crossings and hybrids in the world only cover 4.4%. We cannot call this a revolution! » He disputes Planty’s argument regarding the terroir expression saying: « There is no scientific reason for a Pinot to express terroir better than a Regent. »

    Planty, as well as many others, also questions the durability of the disease-resistant character of the resistant cultivars, stating that « there are results showing that downy mildew can adapt and mutate to sidestep the polygenic resistance« . He did not elaborate on whether these results were based on the INRA’s stipulation that polygenic resistance in most cultivars is not 100%, or on other tests. Vouillamoz admits this may be an issue in the long run as the powdery and downy mildew pathogens may be able to mutate and circumvent the resistance. However, he feels this risk remains relatively small with poly-resistant varieties.

    A last beef that Planty has with the INRA ResDur program is that it was decided in an archaic, top-down way, without any debates being held at appellation level and without including research in alternative solutions to powdery and downy mildew. He claims many growers all over France have made a lot of progress in limiting the diseases in their vineyards without overusing chemicals, but that the INRA, the IFV and the interprofessional organizations heading up the appelations have so far shown no interest in the results.

    Regardless, it looks the INRA ResDur are here to stay, and looking at the official support given to them, they could well skew Vouillamoz’s hybrid statistics in the next few decades.

    _______________________________________________________________________

    LEXIQUE – Cultivar = végétal résultant d’une sélection, mutation, hybridation — Multi loci = lieux multiples — Mildew = mildiou — Fungal = fongique (champignons) — Pest = ravageur (animal) — Polygenic = impliquant plusieurs gènes — Powdery = pulvérulent (à l’état de poussière, de poudre) — Rootsock = porte-greffe — Black Rot = maladie occasionnées par des champignons microscopiques qui noircissent et déssèchent les grains de raisin — Cross pollination = pollinisation croisée, croisement — Bunch = grappe — DNA = ADN — Blooming = fleur, floraison — Pips = pépins — Boon = aubaine — Grafting = greffe — Watered down = édulcoré — Disease-prone = sujet aux maladies — Sidestep = contourner — Skew = fausser

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