JULIA CHILD JOYEUSE REVENANTE
DANIEL J. BERGER
La sortie cet été du film Julie and Julia m’a soudain remis en mémoire les moments passés avec Julia Child et son équipe de télévision en France, entre Paris et la Côte d’Azur, au siècle dernier…
Je me demandais récemment comment m’était venue mon appétence pour le vin. J’ai trouvé.
C’était un matin de printemps au restaurant Prunier de l’avenue Victor Hugo. Julia Child dont j’étais occasionnellement l’assistant de production (1), s’apprêtait à tourner une séquence sur un plat de poisson que j’ai oublié. Pas suffisamment de place dans les cuisines pour toute l’équipe, j’étais resté en salle, seul.
Un garçon est venu dresser une petite table ronde et a apporté six cuisses de grenouilles et un verre de Chablis — le genre d’attention qu’avait Julia. S’en est suivi un émerveillement de finesse sensuelle, j’avais comme un poinçon de cristal dans la bouche : le point d’harmonie entre la chair délicate et légèrement aillée des cuisses de grenouille et le parfum du chablis, et son acidité à peine perceptible, m’a dégondé de moi-même.
Je me souviens encore très bien après toutes ces années, de mon émotion, la première du genre, comme un premier baiser d’amour. Ma vraie rencontre de vin s’est passée ce jour-là à cet endroit. (suite…)
Dans son analyse de «
Six jours dans la province de Girona sur les traces de Salvador Dali en dégustant quelques vins de l’appellation
Sur la commune de Selva de Mar, vignobles de 16 ha exposés au nord sur le bas des montagnes du Cap Creus (schiste). Nuria Dalmau et Diego Soto exploitent depuis vingt ans ce domaine qui produit 45 000 b. Après une période bio, ils travaillent maintenant en biodynamie, la seule exploitation en biodynamie que nous ayons visitée.
Dès la 3ème bouteille, on pouvait deviner qu’il s’agissait du même cépage par le nez épicé et le rouge peu dense, à coup sûr du pinot noir. Mais trois pays d’origine… le doute planait. En réalité, parmi ces premières 7 bouteilles seuls deux bourgognes étaient en lice — un Chassagne-Montrachet et un Beaune 1er cru 2007 de chez Morey manquant singulièrement de relief, bien peu à leur avantage —; et il n’y avait pas d’Italiens dans le lot.
Le guru, il va parler ! Robert Parker fera le voyage en Espagne, à Logroño les 12 et 13 .09 prochains, pour participer à la conférence Winefuture-Rioja 2009, qui réunira dirigeants, scientifiques et prescripteurs influents du monde du vin (voir www.winefuture.es). Il répond au préalable à 3 QUESTIONS (de Vitisphère*).