! סַבלָנוּת ישראל — PATIENCE ISRAËL ! (3)
DANIEL J. BERGER

Oui patience, ça ne fait qu’une trentaine d’années qu’Israël fait des vins qui ont de l’ambition.
La récente présentation à Paris d’un panel des meilleures productions hébraïques nous a sensibilisés à certains points: l’invocation implicite d’une culture du vin perdue depuis 12 siècles; la jeunesse du vignoble et de l’activisme vitivinicole israéliens contemporains; un style globalement « cosmopolite », entre Nouveau Monde et Europe.
ENTRE NOUVEAU MONDE ET EUROPE, DES STYLES VARIÉS
C’est au contact de consultants d’un peu partout, en priorité de l’université Davis (Californie), puis d’Australie et d’Europe,de France notamment, que les jeunes œnologues israëliens se sont formés. Et sont allés parfaire leurs connaissances dans les pays de tradition vinicole. Aujourd’hui ils sont à l’œuvre chez eux, le premier d’entre eux, Sasson Ben Aharon qui dirige Binhyamina; Loir Laxer, diplomé de l’école de Beaune et ex-collaborateur de Michel Rolland (Carmel); Doron Rav-Hon, formé de même à Beaune (Ella Valley); ou l’original Ze’ev Dunie (ci-contre) aidé de Baruch Langer (Sea Horse).